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Casus Foederis

Stratégie diplomatique · Europe 1815–1871

L’allié appelle. Et la parole donnée ?

Douze puissances, du congrès de Vienne à 1871. Chaque promesse que vous faites reste en mémoire.

Casus foederis

Dépêche de Vienne

La France a attaqué l’Autriche. En vertu de notre traité d’alliance, Vienne nous appelle à la guerre contre la France.

Chaque réponse a son prix. Les autres cours regardent.

Appel honoré. Légitimité +4 tout de suite, confiance de Vienne +12, et la guerre avec la France. Encore +4 viennent avec un acte : un assaut en terre française ou un front tenu. Une parole tenue sur le papier seulement coûte 5.

Refus. Légitimité −10, confiance de Vienne −35. L’alliance expire, et l’Autriche dispose désormais d’un casus belli contre nous.

Valeurs de base tirées des règles du jeu. En partie, chaque appel indique son prix exact avant que vous choisissiez.

Bientôt aussi sur iPhone et iPad.iPhone et iPad : bientôt. D’ici là, ajoutez l’édition pour ordinateur à votre liste de souhaits.

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Le jeu en trois phrases

Europe, 1815 : le congrès de Vienne a redessiné la carte, et vous dirigez l’une des douze puissances pendant le demi-siècle qui suit.

Vous concluez des alliances et répondez à leurs appels, prenez des provinces et les rendez, et convoquez un congrès quand une guerre est allée assez loin.

Grandissez trop vite, et l’Europe s’unit contre vous. Pour vaincre, il faut que les cours reconnaissent ce que vous tenez.

Ce que les cours retiennent

  1. La parole

    Une alliance est une promesse. Quand votre allié est attaqué, il vous appelle, et l’Europe regarde si vous venez, et si vous vous battez une fois sur place.

  2. La coalition

    Votre véritable adversaire. Grandissez trop vite et vos voisins s’unissent : un blocus sur votre revenu, et point de paix séparée.

  3. La légitimité

    La terre ne suffit pas. En 1871, ce qui compte, c’est que l’Europe reconnaisse votre droit sur elle.

  4. Le congrès

    Les guerres finissent autour d’une table. Convoquez un congrès et payez-en le prix : de l’or, des casus belli abandonnés, des provinces rendues.

Un train à vapeur franchit un pont sous la pluie et dans la brume, peint à larges touches claires.
J. M. W. Turner, Pluie, vapeur et vitesse — Le Grand Chemin de fer de l’Ouest, 1844. National Gallery, Londres. Domaine public.

Le siècle tel qu’il fut

Cinquante-six ans de Vienne à Versailles : le chemin de fer et le télégraphe, trois vagues de barricades, deux nations unifiées.

  1. Vienne. L’Acte final du congrès.

  2. Le monde : Washington. La doctrine Monroe.

  3. Paris, Bruxelles, Varsovie. Trois révolutions en cinq mois.

  4. Le monde : Nankin. Fin de la guerre de l’opium.

  5. Chute de Metternich. Barricades à Berlin.

  6. Le monde : Les navires de Perry dans la baie d’Edo.

  7. Sébastopol. Le siège dure depuis l’automne.

  8. Le monde : Un câble à travers l’Atlantique. Une dépêche met quelques minutes, et non plus dix jours.

  9. Le monde : Ouverture du canal de Suez.

  10. Versailles. Proclamation de l’Empire allemand.

Ainsi en fut-il, une fois.

Une partie, du premier tour au dernier

L’Autriche, difficulté Moyen, jouée jusqu’au bout par le pilote automatique du jeu. Rien n’est arrangé : la carte est celle du jeu, et les lignes en italique viennent de ses écrans.

  1. 1815tour 1

    Vienne, l’automne

    Aucune cour ne détient de casus belli contre nous. … De quel côté viendra le premier, aucun ambassadeur ne peut le dire aujourd’hui.

    Le premier rapport du chancelier. La carte est telle que le congrès l’a laissée.

    Carte de l’Europe en 1815, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.
  2. 1829tour 27

    La balance

    Équilibre des puissances : menace 27,9 % (terres 20,5 % + conquêtes récentes 4,5 % + force militaire 2,9 %) · coalition à partir de 30 %

    L’Autriche a grandi. L’Europe tient les comptes, et le jeu vous les montre.

    Carte de l’Europe en 1829, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.
  3. 1830tour 28

    Trois journées de juillet

    En trois journées de juillet, Paris a renversé Charles X. … Aux cours d’Europe de décider si elles reconnaissent le nouveau roi.

    Le reconnaître : la confiance de la France monte de 10, la légitimité baisse de 2. Refuser : l’inverse.

    Carte de l’Europe en 1830, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.
  4. 1835tour 37

    Naples appelle

    L’Espagne a déclaré la guerre aux Deux-Siciles, et Naples nous appelle en vertu de notre alliance.

    Il n’y avait pas de front avec l’Espagne, et l’Europe aurait compris un refus. L’Autriche est venue tout de même.

    Carte de l’Europe en 1835, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.
  5. 1843tour 51

    Le prix d’un congrès

    Le prix : 88 d’or, la renonciation à tout casus belli et la restitution de 4 provinces conquises — les plus récentes d’abord.

    La Troisième Coalition se dressait contre l’Autriche, avec un blocus sur son revenu. Vienne a convoqué un congrès et a payé.

    Carte de l’Europe en 1843, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.
  6. 1854tour 71

    Le verdict

    L’Europe a reconnu en nous son arbitre, bien que nos frontières se soient éloignées de celles de 1815.

    Victoire, dix-sept ans avant le dernier congrès. Une autre partie aurait fini autrement.

    Carte de l’Europe en 1854, tirée de cette partie : les territoires des douze puissances, les guerres hachurées à la couleur de l’ennemi.

Dans votre partie, rien de tout cela n’arrivera forcément.

Nous n’avons pas d’alliés éternels, et nous n’avons pas d’ennemis perpétuels.

Lord Palmerston, Chambre des communes, 1er mars 1848 (notre traduction)

Le jeu à l’écran

Sur ordinateur : le cabinet du chancelier

Écran du jeu sur ordinateur : une carte de l’Europe sur un bureau vert sombre ; devant, la carte Casus foederis avec le prix d’honorer l’appel de l’Autriche ou de le refuser.
L’édition Steam, en préparation. Un écran de la version actuelle : la Prusse en 1822, et l’Autriche appelle.

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